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PHASE 2
L'affaire est donc sérieuse:
Se multiplient alors les incidents, les accidents, les incendies, les manifestations les images enfin, sans lesquelles aucun fait n'accède de nos jours à la conscience.
Associations, comités de soutien se créent ou se saisissent du sujet, dénoncent le scandale humanitaire, les dysfonctionnements collectifs, les drames individuels, non sans
raison d'ailleurs. Toutefois les analyses qui en sont faites demeurent plutôt compassionnelles. La recherche du sensationnel, la quête du médiatique, l'apparente évidence des
rapports de force aveuglent la raison... Les photos produisent des clichés!
Inadéquation entre offre et demande de logements locatifs: c'est patent. Peut-on réduire la demande?: guère! Il faut donc augmenter l'offre. Le logement social, largement engorgé
par certains locataires qui devraient avoir libéré les HLM, compte tenu de l'aisance de leur situation financière, ne peut faire face en dégageant des logements existant, ni en en créant
suffisamment d'autres, faute de moyens financiers.
Pour être juste il faut admettre qu'un certain effort est entrepris dans cette voie avec la création de surloyers pour les locataires HLM trop aisés, et l'obligation faîte à toute commune
de se doter d'un quota de logements sociaux. Mais le collectif est incapable de faire face à l'addition des besoins individuels, quantitatis et qualitatifs.
Augmenter l'offre individuelle: Il faut s'y résigner! Dur pour nos politiques qui acceptent mal de voir un besoin social aussi général et primal que le logement échapper à leur champ de
décision. Sans aucun succès les professionnels du secteur et les associations de bailleurs privés cherchent à faire entendre la voix des "offreurs": Les conditions objectives de
fonctionnement dissuadent les bailleurs, actuels ou potentiels, de s'engager plus avant, d'acquérir plus de biens immobiliers, anciens ou neufs, pour les affecter à la location et augmenter
ainsi l'offre. Pour employer une expression actuelle: le business-modèle n'est pas valide dans les conditions actuelles, et ce malgré les incitations fiscales proposées.
Pourquoi de telles conditions: Une bonne fois (foi ?) pour toute les propriétaires et leurs mandataires sont réputés suspects: ils profitent de la détresse des plus fragiles: Ils sont
définitivement insensibles à la compassion, à la morale, n'ont aucune éthique professionnelle.
Les religions, jadis, réprouvaient le prêt d'argent contre intérêt, notre croyance, aujourd'hui exècre la location immobilière contre loyer. Ce n'est pas déclaré mais, dans la sphère
subliminale, cela fonctionne ainsi. D'ailleurs la Ministre qui portera l'inquisition dans cette moderne hérésie ne se revendique-t-elle pas ouvertement d'une obédience religieuse?
Malheur dans le passé aux acteurs du prêt à intérêt! Malheur pour l'avenir aux acteurs de la location immobilière!
C'est l'avis d'un pessimiste.
L'optimiste fera remarquer qu'en libéralisant l'offre de crédit, à partir du dix-neuvième siècle, une formidable vague de croissance et de progrès déferla sur les économies
"raisonnables", pour le plus grand profit....de chacun.
Suffirait-il donc de s'affranchir du "religieux" dans le logement, pour la plus grande satisfaction de.....tous?
fin de la phase 2
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