Vendredi 25 novembre 2011 5 25 /11 /Nov /2011 20:00

 

A la veille d’une nouvelle possible capitulation, économique, financière et politique cette fois, la France, qui toujours sut se mobiliser puis se sauver dans l’épreuve, serait bien inspirée de relire l’appel du 18 juin. http://www.charles-de-gaulle.org/pages/l-homme/dossiers-thematiques/1940-1944-la-seconde-guerre-mondiale/l-appel-du-18-juin/documents/l-appel-du-22-juin-1940.php

 

Les formes même de ce texte, sa construction,  ses mots enfin,  par la résurgence de la gravité et la généralité de l’enjeu, semblent  aspirer à résonner à nouveau, presque soixante dix ans plus tard.

 

Ecoutons, en modifiant ou supprimant simplement quelques rares mots (EN ROUGE ET MAJUSCULES).

 

« 

Le gouvernement français, après avoir demandé l'armistice DES MARCHES, connaît, maintenant, les conditions dictées par l'ennemi.


Il résulte de ces conditions que les forces françaises //seraient entièrement démobilisées, que nos armes, MONETAIRES, BUDGETAIRES ET POLITIQUES seraient livrées, que le territoire français serait totalement occupé et que le gouvernement français tomberait sous la dépendance de l'Allemagne et de BRUXELLES.


On peut donc dire que cet armistice serait non seulement une capitulation mais encore un asservissement.


Or, beaucoup de Français n'acceptent pas la capitulation ni la servitude pour des raisons qui s'appellent l'honneur, le bon sens, l'intérêt supérieur de la patrie.


Je dis l'honneur, car la France s'est engagée à ne déposer les armes que d'accord avec ses alliés.


Tant que ses alliés continuent la guerre, son gouvernement n'a pas le droit de se rendre à l'ennemi.


Le gouvernement PORTUGUAIS, le gouvernement GREC, le gouvernement ITALIEN, le gouvernement ESPAGNOL, //, quoique chassés de leur territoire, ont TRAHI ainsi leur devoir.


Je dis le bon sens, car il est absurde de considérer la lutte comme perdue.


Oui, nous avons subi une grande défaite.


Un système EUROPEEN mauvais, les fautes commises dans la conduite de la MONDIALISATION, l'esprit d'abandon de la COMMISSION DE BRUXELLES pendant ces derniers combats nous ont fait perdre la bataille de France.


CERTES il NE nous reste PLUS un vaste empire, une flotte intacte, beaucoup d'or.

 

MAIS Il nous reste des alliés dont les ressources sont immenses, et qui dominent les MARCHES.


Il nous reste les gigantesques possibilités de l'industrie FRANCAISE ET EUROPEENNE.


Les mêmes conditions de la guerre qui nous ont fait battre par TRENTE ANNEES DE DEFICIT et mille MILLIARDS peuvent nous donner, demain, la victoire par UNE SEULE ANNEE D’EXCEDENT et VINGT MILLIARDS D’EUROS.


Je dis l'intérêt supérieur de la patrie car cette guerre n'est pas une guerre franco-allemande, qu'une bataille puisse décider.


Cette guerre est une guerre mondiale.


Nul ne peut prévoir si les peuples qui sont neutres, aujourd'hui, le resteront demain.


Même les alliés DES POSITIONS de l'Allemagne resteront-ils toujours ses alliés ?


Si les forces de la liberté triomphent finalement de celles de la servitude, quel serait le destin d'une France qui se serait soumise à l'ennemi ?


L'honneur, le bon sens, l'intérêt supérieur de la patrie commandent à tous les Français libres de continuer le combat là où ils seront et comme ils pourront.


Il est, par conséquent, nécessaire de grouper partout où cela se peut une force française aussi grande que possible.


Tout ce qui peut être réuni en fait d'éléments ECONOMIQUES français et de capacité française de production // doit être organisé partout où il y en a.


Moi, CITOYEN DE GAULE, j'entreprends ici, en EUROPE, cette tâche nationale.


J'invite tous les // français //, j'invite les ingénieurs et les ouvriers français //, à se réunir à moi. J'invite les chefs, //, où qu'ils se trouvent actuellement, à se mettre en rapport avec moi. J'invite tous les Français qui veulent rester libres à m'écouter et à me suivre.


Vive la France libre dans l'honneur et dans l'indépendance !

« 

 

Troublant n’est-ce-pas ?

 

Trouvons immédiatement vingt milliards d’agent frais et mettons les à disposition du budget français. Inventons un instrument nouveau qui ne soit pas une dette mais un « fond propre » (oh combien!), qui n’exige pas d’intérêts, au sens agios, mais l’INTERET, au sens de la considération.

 

Desserrons immédiatement le carcan de la dette, le retour à meilleure fortune permettra bien de récompenser à l’avenir ces nouveaux « compagnons de la libération «.

 

Face aux marchés osons chanter : NE MARCHONS PAS, NE MARCHONS PAS !

 

Jean-Paul L’HUILLIER

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Par jipéelle
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Samedi 15 janvier 2011 6 15 /01 /Jan /2011 22:09

. 

A l’heure où un pays voisin réalise une révolution subite et inattendue par la seule arme de la parole libérée, notre vieux pays des lumières, des philosophes, du cartésianisme et de la science intente un procès digne de l’inquisition à l’un de ses enfants, coupable de vérité ou plutôt de recherche de vérité.

 

J’accuse…. les associations « esterhazistes » de vouloir museler la liberté de parole, d’entraver la marche de l’esprit et de faire régresser le libre arbitre au nom de l’argument juridiquement sanctifié selon lequel certaines opinions seraient  délits, que certaines évidences sont  crimes, que les questions  bientôt seront coupables !

 

Si l’évidence historique, génétique, humaine est si aveuglante, pourquoi refuser d’en débattre ? Vos arguments imparables ne manqueront pas de défaire l’iconoclaste, d’une réplique bien sentie, d’une référence bien précise, voire même d’une  simple anecdote.

 

De grands empires, et encore récemment,  périrent d’avoir muselé la liberté d’opinion. Epargnons nous la dégradation, l’indignité nationale, le bagne et, profitant de notre expérience historique nationale….réhabilitons tout de suite le capitaine DREYMMOUR.

 

Jean-Paul

Par jipéelle
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Mardi 11 janvier 2011 2 11 /01 /Jan /2011 23:10

Le mercredi 5 janvier, alors qu’il dérivait, faute de vent, sur sa planche de Kite-surf, vers 16 heures, au large de la plage de Lancieux dans les Côtes d’Armor, le militant écologiste Nicolas Hulot a été secouru par deux équipes de pompiers plongeurs, sur demande du CROSS CORSEN.

 

La SNSM s’est félicitée du comportement responsable de ce plaisancier qui avait pris la précaution d’avertir de son projet nautique un ami resté à terre.

 

Précaution, le Principe de Précaution, ce sacro-saint Principe de Précaution, cher aux écologistes justement…..

 

 photo: midilibre.com

photo 1294257568842-1[1]Alors que son bon plaisir était de se mettre en danger, la prudence, salvatrice et légitime, conseilla simplement ce jour là à Monsieur Hulot de s’assurer que sa sécurité personnelle serait garantie par les moyens collectifs entretenus et rétribués par le contribuable.

 

Le Principe de Précaution, cher Monsieur Hulot, aurait commandé en la matière de ne pas sortir du tout : « dans le doute abstiens toi » dit l’adage populaire. Mais « dans le doute organise tes secours », tel fut plutôt votre précepte cynique, qui fait fi de votre  responsabilité personnelle, et qui me semble un bien mauvais exemple à moi qui conduisit puis ramena mon bateau et son équipage sur 3000 milles nautiques, sans recourir à aucune assistance, sans rien  coûter au contribuable et sans mettre la vie d’aucun sauveteur en danger.

 

C’est vrai que je décidai pour cela de partir en juin quand les jours sont longs, la mer chaude et les aléas climatiques faibles. C’est vrai que je m’équipai, au-delà des prescriptions légales, de tout le matériel pour pouvoir m’en  tirer par moi-même.

 

Le Principe de Précaution prôné par les écologistes me semble souvent s’apparenter à un impératif catégorique de ne pas faire : pas d’OGM, pas de clonage, pas de recherche sur l’embryon. Pourquoi ne vous l’êtes vous pas appliqué à vous-même en cette occasion cher professeur Hulot ?

 

Bien au contraire vous privilégiâtes ce mercredi là votre avantage individuel, au risque (et au mépris) d’un probable coût collectif : Banques et Spéculateurs du capitalisme financiarisé n’agissent pas autrement dit-on: …privatiser les profits et mutualiser les pertes.

 

Jean-Paul

Par jipéelle
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Dimanche 11 octobre 2009 7 11 /10 /Oct /2009 09:12

Envisagerait-on d'accuser Victor Hugo de mauvais traitement sur mineur pour avoir imaginé Cosette?
Dans un registre plus autobiographique, les Essais ne seraient-t-ils pas suspects, scrogneugneu!, d'apologie de relations masculines ambiguës?  Brûlerait-on l'origine du monde au motif que c'est un tableau exhibitionniste? Et  n'évoquons même pas le Divin Marquis.

Ridicule n'est-ce-pas? Voire...

Aujourd'hui, on condamne Frédéric Mitterrand au prétexte du contenu de son livre: La Mauvaise Vie?

La liberté d'expression est un acquis: Les artistes, les penseurs, et même quelques politiques, en firent, souvent douloureusement, la conquête depuis deux mille ans. Cette lutte est indissociable de l'invention de l'écriture, de l'alphabet puis de l'imprimerie et de leur  forme intellectuelle: la littérature.

Le récit autobiographique est un genre littéraire. L'ouvrage est une création artistique quelles que soient les opinions qui s'y  expriment, et la liberté d'expression est un principe démocratique et humaniste: Le ministre ne devrait  donc pas être critiqué pour sa production d'écrivain.

L'intérêt que l'on trouve à la lecture, et plus généralement à la fréquentation  des oeuvres d'art véritables, tient justement, pour une part, à leur transgression des formes et des idées communément admises. La réprobation, l'abomination parfois,  des scènes évoquées ou des techniques d'écriture expérimentées,  expliquent paradoxalement le plaisir de leur commerce.

"Cette idée est trop vilaine, il me la faut!" pourrait dire notre lecteur éclairé.

De nos jour sévit surtout la pensée unique, contraire absolu de ce DonJuanisme fécond. Méfions nous de la résurgence de l'obscurantisme  et prenons garde de ne pas alimenter sous prétexte de principes moraux, la marche radieuse du conformisme.

Condamnons donc le ministre pour avoir contesté un principe démocratique: celui de l'égalité du citoyen devant la loi, mais, de grâce,.... sauvons Dom Juan!

Jipéelle




Par jipéelle - Publié dans : billet d'humeur - Communauté : Réformer la France
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Dimanche 27 septembre 2009 7 27 /09 /Sep /2009 11:02

PHASE 2

L'affaire est donc sérieuse:
Se multiplient alors les incidents, les accidents, les incendies, les manifestations les images enfin, sans lesquelles aucun fait n'accède de nos jours à la conscience. 

Associations, comités de soutien se créent  ou se saisissent du sujet, dénoncent le scandale humanitaire, les dysfonctionnements collectifs, les drames individuels,  non sans raison d'ailleurs. Toutefois les analyses qui en sont faites  demeurent  plutôt compassionnelles. La recherche du sensationnel, la quête du médiatique, l'apparente évidence des rapports de force aveuglent la raison... Les photos produisent des clichés!

Inadéquation entre offre et demande de logements locatifs: c'est patent. Peut-on réduire la demande?: guère! Il faut donc augmenter l'offre. Le logement social, largement engorgé par certains locataires qui devraient avoir libéré les HLM, compte tenu de l'aisance de leur situation financière, ne peut faire face en dégageant des logements existant, ni en en créant suffisamment d'autres, faute de moyens financiers.

Pour être juste il faut admettre qu'un certain effort est entrepris dans cette voie avec la création de surloyers pour les locataires HLM trop aisés, et l'obligation  faîte à toute commune de se doter d'un quota de logements sociaux. Mais le collectif est incapable de faire face à l'addition des besoins individuels, quantitatis et qualitatifs.

Augmenter l'offre individuelle: Il faut s'y résigner! Dur pour nos politiques qui acceptent mal de voir un besoin social aussi général et primal que le logement échapper à leur champ de décision. Sans aucun succès les professionnels du secteur et les associations de bailleurs privés cherchent à faire entendre la voix des "offreurs": Les conditions objectives de fonctionnement dissuadent les bailleurs, actuels ou potentiels,  de s'engager plus avant, d'acquérir plus de biens immobiliers, anciens ou neufs, pour les affecter à la location et augmenter ainsi l'offre. Pour employer une expression actuelle: le business-modèle n'est pas valide dans les conditions actuelles, et ce malgré les incitations fiscales proposées. 

Pourquoi de telles conditions: Une bonne fois (foi ?)  pour toute les propriétaires et leurs mandataires sont réputés suspects: ils profitent de la détresse des plus fragiles: Ils sont définitivement insensibles à la compassion, à la morale, n'ont aucune éthique professionnelle.

Les religions, jadis, réprouvaient le prêt d'argent contre  intérêt, notre croyance, aujourd'hui exècre la location immobilière contre loyer. Ce n'est pas déclaré mais, dans la sphère subliminale, cela fonctionne ainsi. D'ailleurs la Ministre qui portera l'inquisition dans cette moderne hérésie ne se revendique-t-elle pas ouvertement d'une obédience religieuse?

Malheur dans le passé aux acteurs du prêt à intérêt! Malheur pour l'avenir aux acteurs de la location immobilière!

C'est l'avis d'un pessimiste.

L'optimiste fera remarquer qu'en libéralisant l'offre de crédit, à partir du  dix-neuvième siècle, une formidable vague de croissance et de progrès déferla sur les économies "raisonnables", pour le plus grand profit....de chacun.

Suffirait-il donc de s'affranchir du "religieux" dans le logement,  pour la plus grande satisfaction de.....tous?

fin de la phase 2

Jipéelle

Par jipéelle - Publié dans : billet d'humeur - Communauté : Réformer la France
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